Quoi de plus actuel que le combat pour l’égalité entre les sexes ? à peu près tout. Je ne dis pas que l’égalité parfaite est atteinte, mais je défendrais plutôt ici qu’elle n’est simplement pas souhaitable. En effet, pourquoi faudrait-il s’acharner à dénaturer l’homme et la femme de sorte à créer une société nouvelle où la plupart des gens ne se sentent pas à leur place ? L’égalité, telle que la conçoivent les féministes actuelles, semble pousser les femmes à être représentées de manières égales aux hommes dans des champs qui, de manière générale, ne les intéressent pas ou peu. Une autre figure de proue de la grande lutte des femmes est à chercher du côté de la pseudo inégalité salariale brandie dès lors que l’on questionne les motivations d’une féministe. Nous reviendrons dans cet article sur ce mythe devenu si répandu que l’on en viendrait à se demander si le féminisme ne s’apparenterait à une simple lutte de pouvoir.
Commençons ici par introduire le paradoxe de l’égalité des sexes. En effet, il a été prouvé que dans les pays les plus progressistes en termes d’égalité des sexes, les pays scandinaves notamment, les différences de choix de carrières entre garçons et filles tendent à s’accentuer par rapport aux pays considérés moins progressistes. [1] En effet, selon cette étude, le pays étudié qui dénombre le plus de femmes dans les champs d’études typiquement masculins, les STEM, n’est autre que l’Algérie, pays pour le moins peu connu pour ses efforts dans la lutte pour l’égalité des sexes. Les femmes semblent simplement plus intéressées par les carrières comprenant des contacts humains que dans des carrières plus tournées vers les choses. Il est dès lors absolument normal de voir une plus grande proportion d’hommes ingénieurs et une plus grande proportion de femmes infirmières. Et du moment qu’on souhaite la liberté de choix et donc l’égalité des chances, ce qui devrait être l’objectif de toutes les féministes, cette situation est parfaitement souhaitable.
Pour ce qui est des écarts de salaires entre hommes et femmes, les féministes se plaignent d’un écart qui serait de l’ordre des 20% ! Quoi de plus normal que de s’offusquer d’une injustice si énorme ? Il faut cependant être pragmatique et aller chercher ce qui se cache derrière de tels chiffres. Il faut dès lors saisir que ces chiffres sont le résultat d’une comparaison entre les salaires des hommes et des femmes indépendamment du travail qu’ils effectuent. En effet, selon l’étude de Korn Ferry qui date de 2017 [2], si l’on prend l’exemple de la France et que l’on ne considère que les travaux de mêmes niveaux, l’écart salarial chute déjà de 17% à seulement 4%. Mais l’article va encore plus loin en démontrant qu’on peut le réduire en France à 2,7% en comparant ce qui est comparable, c’est-à-dire les gens qui travaillent dans la même entreprise et qui partagent la même fonction. En suivant le même schéma on peut réduire l’écart salarial en Grande-Bretagne de 28,6% à 0,8% et en Allemagne de 15,1% à 3%. On retrouve des lors des chiffres dont il est bien plus difficile de s’offusquer tant la différence semble être négligeable. De plus, la grande différence de l’ordre de 20% que nous avons évoquée s’explique essentiellement par les choix de carrières que les hommes et les femmes font en fonction de leurs intérêts respectifs. Chose qui, je l’ai déjà dit, est parfaitement souhaitable pour toutes personnes qui aspire à sa propre liberté.
Ainsi, nous comprenons déjà qu’une grande partie du combat féministe fonde ses bases sur des injustices pour le moins discutables voire fallacieuses. Il n’est en aucun cas souhaitable de chercher à annuler des tendances naturelles qui poussent hommes et femmes à choisir des carrières qui leur correspondent simplement mieux. La véritable égalité des sexes réside dans l’égalité des chances, tout un chacun doit pouvoir aspirer à la carrière, et surtout à la vie qu’il désire mener. Et il me semble que rien n’empêche une femme de mener une carrière scientifique, il ne faut simplement pas attendre que la plupart de ces femmes décident d’aller à l’encontre de leurs intérêts.
[2] https://www.economist.com/graphic-detail/2017/08/01/are-women-paid-less-than-men-for-the-same-work