Megan Rapinoe était récemment l’invité de Joe Biden à la maison blanche. Vous ne savez probablement pas de qui il s’agit et je ne peut vous en vouloir. Rapinoe n’est autre qu’une des meilleure joueuse de football féminin de la planète. En effet, comme elle s’en targuait lors de son discours à Washington, elle a rapporté deux coupes du monde et une médaille d’or olympique aux Etats-Unis alors que les équipes masculines ont eu bien moins de succès. Cependant, SCANDALE ! l’équipe féminine américaine n’est pas payé de manière égale par rapport à l’équipe masculine alors que ses performances sont largement supérieures. Je vous propose dans cet article une réflexion sur les injustices liées à la parité salariale dans le sport et, vous verrez, elles ne sont pas forcément là où on pourrait l’imaginer.
Analysons dans un premier temps l’exemple du football, sport où aucune règle n’existe pour régir les salaires entre les sexes. En effet, les chiffres atteints par le football masculin sont astronomiques, exorbitants, nous parlons de millions et de millions d’euros de salaires annuels pour les meilleurs joueurs. Aucune femme dans ce sport ne peuvent ne serait-ce qu’espérer se rapprocher de tels montants et ce, indépendamment de leurs résultats. Pourtant, le football ne fait que suivre les lois du marché… Le football féminin n’attire clairement pas autant l’attention que le football masculin. Ses audiences sont même assez insignifiantes finalement et ne permettent pas de générer suffisamment d’argent pour soutenir les prétentions salariales de Megan Rapinoe. Mais comment expliquer ce manque d’intérêt pour le football féminin ? est-ce purement notre société patriarcale qui refuse d’accepter que des femmes puissent performer à un niveau équivalent aux hommes ? La réponse se trouve probablement plutôt dans le fait que le niveau absolu, c’est-à-dire toutes catégories confondues, des femmes dans le football est clairement inférieur à celui des hommes comme en témoigne la débâcle de la meilleure équipe du monde, l’équipe féminine des Etats-Unis, battue sur le score de 5-2 face à une malheureuse équipe composée des jeunes joueurs de moins de 15 ans du F.C. Dallas. Peut-on dès lors simplement considérer que les équipes masculines et féminines de football font le même travail ? Il est dès lors difficile de justifier l’ire de madame Rapinoe qui considère non seulement faire le même travail que les membres de l’équipe masculine, mais considère même le faire mieux.
Il faut cependant noter que certains sports ont déjà pris le parti d’établir cette égalité salariale. C’est le cas du tennis où tous les Grands-Chelems, c’est-à-dire les quatre tournois majeurs de ce sport, reversent des primes égales aux participants et aux participantes. Mais le scandale se trouve probablement ici. Le même schéma que nous avons étudié dans le cas du football se retrouve avec le tennis : le niveau absolu des femmes est inférieur à celui des hommes. En effet, Serena Williams, probablement la meilleure joueuse de tous les temps, n’a pas pu battre Karsten Braasch, alors classé 203ème mondial. Ici encore, les audiences du tennis féminin sont moindres que celle des hommes. Il est dès lors injuste qu’une partie de l’argent généré par ces mêmes hommes soit reversé aux joueuses simplement au profit d’une égalité factice, créée de toutes pièces.
Pour conclure parlons d’une sportive qui ne sens pas le besoin de geindre pour encore plus d’argent : Ronda Roussey, lorsqu’elle avait été questionnée sur cette même question de l’égalité salariale, s’était simplement contenté de rappeler qu’elle rapportait énormément d’argent à sa fédération de MMA, qu’elle était payée en conséquence et que tous le monde devrait viser cela. En effet, la seule justice véritable en terme de salaire pour ces sportifs n’est autre que de recevoir ce qu’il génère sans devoir abandonner une partie de ce montant à des gens qui ne contribuent pas à leur carrière. Peu importe le sexe du sportif, si une femme rapportait plus qu’un homme, elle devrait alors être payé en conséquence comme c’est par exemple le cas dans le monde du mannequinat où je ne vois personne s’insurger des inégalités salariales qui favorise ici les femmes.